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Bibliothèque sur la gestion des systèmes éducatifs

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AUTEUR : Joël Di Natale    -     PAYS: SUISSE
TITRE : Contenu et structuration d’un tableau de pilotage des établissements scolaires
ANNEE : 2011
TYPE et POIDS : 3819 mo
FOURNI PAR:
DESCRIPTEURS:
FICHIER
LIEN :
 
RESUME:
 

Contenu et structuration d’un tableau de pilotage des établissements scolaires Joël Di Natale

Les autorités scolaires persistent à réformer les systèmes scolaires. Les
établissements scolaires sont en recherche d’autonomie. Cette quête ne fait que
débuter. Des directions explorent de nouveaux outils pour affronter leur
quotidien, d’autres appréhendent de nouvelles approches pédagogiques.
Dans ce contexte, vingt-et-un directeurs et directrices sont interviewés et seize
sondés sur leurs pratiques de management. Au cours de l’analyse, deux types de
discours sont tenus :
1. Le premier consiste à relever que l’école connaît effectivement des
difficultés, qui ne peuvent certainement pas être résolues par un outil de
pilotage plus performant, mais par des moyens supplémentaires et des
concepts pédagogiques innovateurs. Par conséquent, la cause principale de
ces soucis n’est à rechercher ni dans le manque éventuel d’efficacité ou
d’efficience dans l’allocation et l’utilisation des ressources, ni dans un
problème de pilotage d’établissement, mais dans l’insuffisance de moyens
accordés par les services cantonaux.
2. Le deuxième type de message souligne également le fait que l’école n’a pas
les moyens nécessaires pour résoudre tous types de situations
problématiques. Cependant, ces directeurs –trices admettent que le
management peut être amélioré pour gagner en qualité.
Toutes les directions visitées disposent d’informations composées de statistiques,
listings, procédures. Cependant, ces données ne sont que rarement structurées en
tableau de pilotage, ni interprétées. La mesure des résultats et des objectifs se
pratique peu. L’évaluation et l’auto-évaluation du fonctionnement interne et des
résultats ne font pas partie intégrante de la culture d’entreprise. Sur les trente-sept
personnes interrogées ou sondées, seules trois ont pu documenter un système de
conduite basé sur un tableau de bord structuré et constitué d’indicateurs.
Or, l’école est confrontée à des problèmes complexes, reconnus par la majorité des
personnes rencontrées. Le premier constat concerne l’accompagnement et le suivi
des élèves différents1 : de manière générale, le suivi de l’élève dans sa classe, par
l’enseignant principal ou titulaire, est performant, mais il faut « sortir de cette
sphère » pour garantir la cohérence et la coordination entre les différents
intervenants. Le deuxième constat porte sur l’organisation scolaire2 : il y a peu de
vision globale et prospective ; les attentes de la hiérarchie sont diffuses. Troisième
observation : la gestion des ressources attribuées est lacunaire : les décideurs ne
disposent généralement pas de planification au niveau de l’établissement scolaire,
ni de suivi des objectifs. Quatrièmement, les données récoltées ne sont pas
toujours logiquement structurées. Elles sont peu analysées, peu interprétées et
rarement disponibles et communiquées.

Donc, dans le but de gagner en qualité et d’être apte à faire face à ces défis, l’école
doit : négocier avec le canton pour obtenir des moyens supplémentaires, réclamer
aux communes des infrastructures complémentaires, former les enseignants aux
nouvelles technologies et pratiques pédagogiques, développer des actions
pédagogiques innovatrices. Cependant, elle peut aussi travailler sur son pilotage
interne, là où elle est la plus autonome, là où elle peut influencer les acteurs de
l’établissement.
Certes, tous les problèmes ne peuvent être résolus par un tableau de bord
prospectif. Cette approche du pilotage permet cependant : 1) de garder la vue
d’ensemble, 2) d’optimiser le suivi des élèves, 3) de mesurer les résultats, 4)
d’engager de manière efficiente les moyens, 5) de favoriser le retour sur expérience.
Elle peut aussi servir à vérifier et justifier des choix pédagogiques, négocier des
demandes supplémentaires de ressources, mieux comprendre l’échec et anticiper
l’incident ou l’accident.
Le TBP proposé contient 3 parties :
1. une carte stratégique ;
2. quatre vues logiques composées d’indicateurs hiérarchisés et une matrice de
corrélations ;
3. et un plan de pilotage avec un catalogue des documents.
Le tout est mis en lien ; les facteurs s’influant mutuellement sont corrélés. Pour
faire face aux résistances générées par le manque éventuel de ressources, de
structure hiérarchique, de valeurs communes et au sentiment de perte
d’autonomie, il est proposé de :
1. rechercher le meilleur degré d’autonomie possible de l’établissement ;
2. définir le système de régulation interne à l’établissement ;
3. clarifier les rôles des acteurs ;
4. créer des instants d’échanges.
Ainsi, le directeur et l’enseignant peuvent planifier, décider, conduire et contrôler
en se référant à un système d’information et de pilotage structurés, en apportant
des mesures, des appréciations, des chiffres, des faits et des projections.

 
 Mathieu NONGNI   lundi 31 août 2020, 12:50
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